Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent
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RÉSULTATS DES PLANS - RÉSULTATS DES INDICATEURS DE PERFORMANCE (IP) ÉCONOMIQUE

Série d’apports d’eau de 101 ans prenant en compte les changements climatiques

Pour mettre les plans à l’épreuve, on a également utilisé quatre scénarios de changement climatique pour s’assurer que chacun des plans proposés respecterait les lignes directrices du Groupe d’étude en raison des changements climatiques potentiels qui devraient survenir par suite de l’augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre. Personne ne sait avec certitude comment ces changements affecteront les apports d’eau, mais on s’attend généralement à des températures plus élevées et à des précipitations plus abondantes dans le bassin des Grands Lacs et du Saint-Laurent. L’ampleur des changements climatiques sera fonction de la quantité de gaz à effet de serre qui s’accumulera dans l’atmosphère au cours des prochaines décennies et de la rapidité avec laquelle ces gaz se concentreront. Outre cette incertitude quant à l’accumulation future des gaz à effet de serre, la complexité du système climatique mondial limite la capacité des scientifiques de modéliser ces changements dans leur intégralité. Néanmoins, on a élaboré plusieurs modèles du climat mondial (MCM) pour simuler les changements prévisibles selon différentes hypothèses concernant l’ampleur de l’augmentation future des concentrations de gaz à effet de serre. Chacun de ces MCM diffère quelque peu des autres par sa façon de modéliser les processus interdépendants complexes qui surviennent dans l’atmosphère, dans les océans et sur les continents et qui influent sur le climat. Reconnaissant cette incertitude quant aux quantités futures de gaz à effet de serre et aux résultats des différents modèles, le Groupe d’étude a demandé que l’on choisisse quatre scénarios de changement climatique différents : les conditions les plus chaudes et les plus humides, les conditions les moins chaudes et les plus humides, les conditions les plus chaudes et les plus sèches, et les conditions les moins chaudes et les plus sèches.

Les quatre scénarios climatiques ont été désignés comme suit : chaud et sec (C1), moins chaud mais sec (C2), chaud et humide (C3), moins chaud mais humide (C4). On a utilisé les changements par rapport aux données de base concernant la température, les précipitations, l’humidité, la vitesse des vents et le rayonnement solaire pour chacun de ces quatre scénarios afin d’ajuster les séries historiques de ces propriétés du climat. Ces séries climatiques modifiées ont été limitées à une durée de 37 ans en raison des valeurs disponibles limitées pour ces paramètres dans certains secteurs de la zone d’étude. On a ensuite utilisé ces séries climatiques de 37 ans comme données d’entrée dans les modèles hydrologiques pour produire des estimations des apports d’eau futurs potentiels selon les quatre scénarios de changements climatiques possibles. Comme les séries d’apports d’eau n’ont été exécutées que sur 37 ans, et que le Modèle de la vision commune a été élaboré en fonction de séries de 101 ans, les séries de 37 ans ont été répétées jusqu’à concurrence de 101 ans. Les résultats concernant les apports d’eau produits par ce processus sont d’une nature répétitive artificielle, comme le montre la figure 46. En consérie, le Groupe de formulation et d’évaluation des plans n’a pas utilisé le Modèle intégré de la réponse écologique pour la série de changements climatiques parce que la répétition des apports d’eau sur 37 ans aurait mené à une fausse représentation des calculs pour les végétaux des milieux humides, qui sont basés sur les inondations passées. Ainsi, seuls les dommages économiques sont présentés pour les changements climatiques.