Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent
ENGLISH

Qui sommes-nous?

Nouvelles/Médias

Bulletin

Groupe consultatif sur l'intérêt public

Groupes de travail techniques

Rapports et procès-verbaux

Données de l'Étude

Liens

Board room



Commission mixte internationale

Great Lakes Information Network
Site Web et traduction par le Bureau de la traduction Web Site and Translation

Téléchargez Adobe Reader
Téléchargez Adobe Reader

DESCRIPTIONS - SYSTÈME LAC ONTARIO/FLEUVE SAINT-LAURENT

Dynamique de la régularisation

La dynamique de la régularisation du système lac Ontario/fleuve Saint-Laurent est complexe et requiert l’atteinte d’un équilibre entre plusieurs objectifs de gestion de l’eau conflictuels qui sont associés à la gestion des débits et des niveaux du lac. Ainsi, corriger les hauts niveaux d’eau dans le lac Ontario exige que l’on augmente le débit, ce qui peut causer des inondations en aval en raison de la hausse des niveaux d’eau dans le fleuve. Par contre, corriger les faibles niveaux d’eau dans la portion aval du fleuve exige aussi l’on augmente le débit du lac Ontario, ce qui peut alors occasionner des problèmes pour les plaisanciers et l’approvisionnement en eau des municipalités en raison de la baisse des niveaux du lac. En outre, la gestion de la variabilité des niveaux d’eau pour combler les besoins des écosystèmes contribue à accroître la complexité de l’exercice.

L’incertitude concernant les apports d’eau futurs en provenance des Grands Lacs d’amont et des affluents du bassin du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent rend encore plus difficile l’atteinte d’un équilibre entre les besoins en amont et en aval. Par exemple, si les apports futurs sont plus faibles que prévus, l’augmentation des débits afin de compenser les faibles niveaux d’eau du fleuve pourrait provoquer une baisse marquée du niveau du lac Ontario, ce qui compliquerait davantage la correction des faibles niveaux dans le fleuve si la situation venait à empirer. De la même manière, si les apports futurs sont plus importants que prévus, le fait de réduire les débits pour éviter des inondations mineures en aval pourrait occasionner des dommages plus graves si les débits devaient être par la suite haussés de façon considérable.

La période de l’année pendant laquelle l’eau est disponible est importante, mais d’une manière différente selon l’objectif visé. La navigation commerciale et de plaisance chute de façon considérable en hiver. La valeur de l’énergie produite en été durant les périodes de demande de pointe peut être plus de douze fois supérieure à sa valeur au printemps. Des débits plus forts abaissent le niveau du lac St. Lawrence, qui se trouve juste en amont du barrage hydroélectrique. Si le débit est trop élevé, le niveau peut devenir tellement bas qu’il constituera un danger pour la navigation et provoquera des échouements. Qui plus est, un débit élevé peut produire des courants transversaux qui compliqueront la manœuvre des navires. En ce qui concerne l’hydroélectricité, on peut produire davantage d’énergie lorsqu’un plus grand volume d’eau passe par les turbines; toutefois, l’abaissement du niveau du lac St. Lawrence décroît la hauteur de chute aux centrales hydroélectriques, ce qui réduit la quantité d’électricité produite par mètre cube d’eau.

Les ordonnances d’approbation exigent que les intérêts des riverains en aval ne soient pas moins protégés des inondations qu’ils ne l’étaient avant le projet. La régularisation des débits du lac Ontario a, en réalité, réduit la fréquence des inondations printanières dans la région de Montréal, tout en réduisant encore les inondations sur le pourtour du lac Ontario. Montréal est vulnérable aux inondations, car elle se trouve au confluent de la rivière des Outaouais et du fleuve Saint-Laurent. Le débit printanier en provenance du bassin de la rivière des Outaouais est en grande partie non régularisé et peut être très élevé. Des rajustements opportuns du débit du lac Ontario ont contribué à maintes reprises à prévenir de graves inondations autour du lac Saint-Louis, dans la région de Montréal, durant la crue de la rivière des Outaouais. Les réductions du débit du lac Ontario sont habituellement compensées par une hausse des débits avant la crue de la rivière des Outaouais ou peu après.