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Le Modèle de la vision commune Bill Werick
et Wendy Leger, codirecteurs du Groupe de formulation et d'évaluation du plan
Le modèle de vision commune est un modèle d'étude qui colligera les données
de chacun des Groupes de travail techniques (GTT). Ce modèle permettra d'évaluer
différents plans de régularisation et de comparer les résultats pour divers groupes
d'intérêts. Le Modèle, qui tient compte de plusieurs objectifs et intervenants,
a été présenté au Groupe de travail et approuvé par lui. Le Modèle de vision commune
emploiera les relations entre les indicateurs de performance identifiés par chacun
des GTT. Un indicateur de performance est une mesure de l'impact pour un groupe
donné. Par exemple, le GTT sur les processus littoraux évaluera les dommages causés
par l'érosion en termes de dollars.
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Les membres
de l'équipe notent les idées issues des séances de groupe. Le Groupe d'étude a
passé à la mise en oeuvre des rapports le jour suivant. |
| Photo - Chris Stewart |
Tous les GTT travaillent d'arrache-pied afin de faire l'évaluation la plus scientifique
qui soit des relations qui existent entre les divers niveaux et débits d'eau dans
toute la zone de l'Étude pour les indicateurs de performance de leur choix. Ces
relations, qu'elles soient exprimées sous la forme d'une courbe ou d'une formule
mathématique, seront intégrées au Modèle de vision commune pour le processus d'évaluation.
Les premiers travaux de comparaison porteront sur les options de régularisation
évaluées dans le passé. Des processus de planification communs faciliteront les
travaux de comparaison et permettront de proposer des options en collaboration
avec les différents groupes d'intérêt. Les processus et les indicateurs se raffineront
à mesure que progressera l'Étude.
Le Groupe de formulation et d'évaluation du plan travaillera en étroite collaboration
avec le Groupe consultatif sur l'intérêt public et les autres Groupes de travail
techniques en vue d'élaborer le Modèle. On parle d'un Modèle de vision commune
parce que chacun des GTT contribuera à mettre sur pied sa section mesurant l'impact
des changements apportés à la régularisation des eaux du lac se déversant dans
le fleuve. Par ailleurs, toutes les parties, y compris les membres du Groupe consultatif
sur l'intérêt public, font tout en leur pouvoir pour que le Modèle soit représentatif
du mouvement des eaux du système. Ce niveau de participation et de confiance ne
saurait être atteint avec un modèle général préexistant.
|
Le Modèle de vision commune doit être élaboré dès
le début avec l'aide de chacun des GTT. Il doit être facile à
utiliser afin que toutes les parties puissent développer et évaluer
leurs propres idées sur la gestion de la régularisation des eaux
du lac Ontario se déversant dans le fleuve.
|
Le modèle de vision commune passera par plusieurs stades de développement.
À chacun de ces stades, les GTT évalueront d'autres plans de régularisation et
pourront évaluer si les indicateurs de performance qu'ils ont choisis sont les
meilleurs. À mesure que nous progressons, nous continuerons de vous informer par
l'intermédiaire du présent bulletin et lors de nos réunions. L'équipe de l'Étude
prévoit tenir une série de réunions du Groupe consultatif sur l'intérêt public
en 2004 afin de présenter ce Modèle ainsi que les progrès réalisés par l'Étude.
Nous espérons que ces réunions nous permettront d'améliorer les recommandations
que nous ferons à la Commission mixte internationale dans la dernière année de
l'Étude.
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Pete Zuzek anime une discussion sur les enjeux associés à l'érosion des rivages. |
| Photo - Chris Stewart |
Haut
Groupe de travail technique sur les utilisations de l'eau
Stuart Norvel, Planning and Management Consultants, Ltd
Les niveaux d'eau peuvent avoir un impact sur divers facteurs socio-économiques
et environnementaux, notamment sur l'utilisation du lac et du fleuve par les gens.
L'eau du lac et du fleuve est utilisée à diverses fins. Les ménages s'en servent
pour nettoyer et cuisiner, alors que les entreprises l'utilisent pour la fabrication
de produits et comme source d'énergie. Dans le cadre de l'Étude, le Groupe de
travail technique sur les utilisations domestiques, industrielles et municipales
de l'eau évalue l'impact des niveaux d'eau sur les personnes et les industries
qui dépendent du lac et du fleuve. Le Groupe étudie plus précisément l'impact
des niveaux d'eau sur les principales infrastructures d'approvisionnement en eau
des municipalités et des industries, notamment sur la prise d'eau des usines d'épuration,
l'évacuation des eaux usées, l'adduction des eaux d'égout et des eaux pluviales,
et les systèmes résidentiels privés, comme les puits riverains.
Pour remplir son mandat, le Groupe de travail technique sur les utilisations
de l'eau mène plusieurs enquêtes sur les installations de traitement des eaux
naturelles et usées situées en bordure du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent,
au Canada et aux États-Unis. Le Groupe étudie en outre les répercussions des niveaux
d'eau sur les puits riverains et les autres systèmes résidentiels privés, dans
les secteurs non desservis par les services municipaux.
| Les usines d'épuration de nombreuses municipalités tirent
l'eau du lac et du fleuve à partir de prises se trouvant directement sous la surface
de l'eau. Selon les données recueillies, 43 prises sont opérationnelles en Ontario
et dans l'État de New York, et 29 autres ont été identifiées au Québec. Ensemble,
ces installations approvisionnent en eau plus de 10 millions de personnes aux
États Unis et au Canada. |
En Ontario et dans l'État de New York, les données suggèrent que les variations
à long terme des niveaux du lac Ontario n'ont aucune incidence majeure sur la
capacité des municipalités à tirer l'eau efficacement. La majorité des prises
publiques (y compris celles qui desservent la majorité des personnes dépendant
de l'eau du lac) sont situées à des profondeurs et à des distances de la rive
qui éliminent ou limitent grandement les problèmes de quantité d'eau. Par exemple,
aux États Unis, deux installations régionales d'approvisionnement en eau tirent
à elles seules 90 pour cent de toute l'eau tirée par les municipalités. Les
prises des deux installations sont situées à 1 980 mètres (6 600
pieds) de la rive et à une profondeur de 12 à 14,4 mètres (40 à 48 pieds).
Même si la majorité des prises ne posent pas problème, il existe toutefois de
petites installations dont les prises sont situées plus près de la rive et en
eaux moins profondes, ce qui les rend plus vulnérables aux variations des niveaux
d'eau.
Au chapitre de la qualité, les problèmes d'algues ont été le plus souvent mentionnés
par les responsables des usines d'épuration, et ce, peu importe la profondeur
des prises. Plusieurs usines ont également signalé des problèmes de goût et d'odeurs
attribuables aux algues. Les principaux coupables : deux substances chimiques
naturelles produites par la décomposition des algues bleues et des bactéries,
soit la géosmine et le méthylisobornéol (MIB). Les recherches conduites par le
Ontario Water Works Research Consortium (OWWRC) montrent que la géosmine et le
MIB se forment surtout jusqu'à des profondeurs de 30 mètres (100 pieds)
environ et que les concentrations de géosmine et de MIB sont inversement proportionnelles
à la profondeur et la température. De plus, certaines des personnes interrogées
dans le cadre des enquêtes menées par le Groupe ont mentionné que les algues représentent
surtout un problème pour les installations dont les prises sont situées dans un
grand plateau, où le différentiel de température au fond du lac ou du fleuve est
faible.
L'intensité du goût et des odeurs diffère d'une année à l'autre. Cependant,
deux événements majeurs se sont produits à la fin de l'été, en 1998 et en 1999.
Pendant ces périodes, les problèmes de goût et d'odeurs étaient dix fois supérieurs
au plus haut niveau jamais enregistré. Même si les niveaux d'eau étaient bas en
1998, on ne peut néanmoins affirmer hors de tout doute qu'ils ont été les principaux
responsables. Les études du OWWRC suggèrent que le réchauffement printanier pourrait
avoir été un facteur déterminant. En effet, la température de l'eau a augmenté
plus rapidement en 1998 et 1999 qu'en 2000 et 2001 (années où les concentrations
de géosmine étaient beaucoup plus faibles). De nombreuses personnes interrogées
s'entendent pour dire que les problèmes d'algues sont moins attribuables aux niveaux
d'eau qu'à l'accroissement rapide de la température et aux changements climatiques
à long terme. La plupart des grandes usines d'épuration ont installé des filtres
à charbon actif qui captent la géosmine et le MIB. Selon le OWWRC, plusieurs des
grandes installations ontariennes ont investi plus de 25 millions de dollars pour
éliminer ces substances nocives.
La Cladophora est une algue périphytique également à l'origine de divers problèmes.
Des tapis flottants de Cladophora peuvent se former en eaux chaudes et peu profondes,
et ainsi fournir un habitat idéal pour la croissance des algues bleues et des
bactéries. En règle générale, les prises d'eau sont situées à des profondeurs
et à des distances de la rive qui permettent d'éviter tout problème attribuable
à la Cladophora. Cela dit, le respon-sable d'une petite installation a affirmé
que la Cladophora avait obstrué à plusieurs reprises les grilles d'une prise située
en eaux peu profondes (à environ 11.8 mètres). Selon le OWWRC, la Cladophora a
connu une croissance sans précédent aux cours des années 1960 et 1970. Les recherches
conduites pendant cette période ont montré que le lac Ontario recevait de trop
grandes quantités de phosphore,lequel contribue à une croissance anormale de la
Cladophora. Au cours des enquêtes, de nombreux responsables des usines ont indiqué
que le phosphore provenant de sources urbaines et agricoles était le principal
responsable des concentrations élevées de Cladophora.
Au cours de l'hiver, les algues meurent et ne sont donc plus problématiques.
Cependant, lorsque la température est basse, la surface de l'eau gèle et la glace
constitue alors un nouveau problème pour certaines usines d'épuration. Lorsque
les niveaux d'eau sont bas, la glace peut se former autour des prises et bloquer
les grilles qui filtrent l'eau du lac avant qu'elle n'entre dans l'usine. Une
installation américaine située sur la rive du lac Ontario a indiqué que la glace
avait souvent bloqué ses prises dans le passé. Cette installation relativement
petite dessert environ 7 000 personnes et possède une prise située à seulement
3,6 mètres (12 pieds) du niveau de référence (Système de référence international
des Grands Lacs de 1985). Plusieurs autres installations ont indiqué qu'elles
avaient déjà connu d'importants problèmes à cause de la glace, mais que ceux-ci
avaient été résolus avec l'installation plus en profondeur de structures neuves.
Haut
| De manière générale, les niveaux d'eau préoccupent davantage
les responsables des usines d'épuration municipales du Québec, en aval du barrage
Moses-Saunders, et ce, principalement dans les secteurs de Montréal et de Trois-Rivières.
Cette question est beaucoup plus complexe pour le Saint-Laurent puisque celui-ci
est beaucoup moins profond que le lac Ontario en de nombreux endroits. |
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Point de déversement sur le rivage du lac Ontario
Photo - National Oceanic and Atmospheric Administration |
Lignes de prise d'eau à Wilson, NY, à la période des basses
eaux
Photo - Dalton Foster |
 |
Les courants, influencés par les débits provenant du lac Ontario, peuvent également
avoir un impact sur les conditions à proximité des prises. Par exemple, un responsable
de l'usine d'épuration de Pointe Claire nous expliquait que plus les débits sont
faibles, plus les coûts engendrés pour éliminer les algues sont élevés. Selon
un autre responsable, la relation entre les courants en amont et les conditions
en aval à proximité des prises constitue un autre problème. En effet, les débits
peuvent avoir une incidence sur la dilution des eaux usées, laquelle influence
à son tour la qualité de l'eau des utilisateurs en aval. Les grands bateaux naviguant
sur la voie maritime du Saint Laurent peuvent également avoir une incidence sur
les conditions à proximité des prises d'eau. Des efforts sont présentement consacrés
afin de recueillir et d'analyser des données additionnelles au Québec.
Bon nombre des municipalités qui puisent leur eau dans le lac Ontario y rejettent
également les eaux usées traitées des maisons, entreprises et industries. L'eau
est épurée dans une usine, puis déversée par des exutoires situés dans le lac
Ontario et le fleuve Saint-Laurent ou à proximité. Des études sont présentement
menées afin de déterminer si les variations des niveaux d'eau influent sur la
capacité des entreprises et des municipalités à déverser leurs eaux usées dans
le lac Ontario. Par exemple, un niveau élevé pourrait entraîner des refoulements
et des inondations, alors qu'un bas niveau pourrait réduire la capacité d'autoépuration
de l'eau à proximité des exutoires.
Les personnes qui dépendent de systèmes résidentiels privés sont un autre groupe
d'intérêt pour le Groupe de travail technique sur les utilisations domestiques,
industrielles et municipales de l'eau. La majorité des ménages canadiens et américains
sont approvisionnés en eau par les services publics. Néanmoins, dans certaines
municipalités, ces services ne sont pas offerts. L'eau doit être tirée par des
tuyaux placés directement dans le lac ou le fleuve ou encore puisée dans des puits
ou des citernes situés sur la rive. De faibles niveaux d'eau peuvent être problématiques
pour les puits riverains et les tuyaux d'admission. Des efforts sont également
consacrés en vue d'évaluer l'incidence des niveaux d'eau sur ces systèmes.
Haut
Réunion du Groupe consultatif sur l'intérêt public à Akwesasne
Stephanie Weiss, membre du GCIP
Le 20 février dernier, le Groupe consultatif sur l'intérêt public et d'autres
membres de l'Étude ont rencontré dix membres des Mohawks d'Akwesasne afin de leur
expliquer les tenants et aboutissants de l'Étude et de connaître leurs préoccupations.
Les membres de la réserve ont indiqué qu'ils aimeraient que l'Étude tienne
compte des conséquences d'une régularisation des niveaux d'eau sur leurs milieux
de pêche. La retenue en amont de l'eau du Saint-Laurent en vue de prévenir les
inondations à Montréal lors de la crue de la rivière des Outaouais a des conséquences
sur les activités de pêche dans la réserve. La pêche se pratique en amont du barrage
Moses-Saunders, puisque les poissons de l'autre côté sont trop contaminés. Cette
situation a des répercussions sur les activités des pêcheurs commerciaux de la
réserve. Le Groupe de travail technique sur l'environnement consultera les pêcheurs
afin de connaître leurs préférences quant aux niveaux d'eau.
Ken Jock, directeur de la division de l'environnement de la réserve indienne
de St-Régis, nous a demandé pourquoi nous tenions compte de la crue de la rivière
des Outaouais et non de celle des autres tributaires du fleuve Saint-Laurent lors
de la fonte des neiges. Le Groupe consultatif sur l'intérêt public lui a expliqué
comment la crue des eaux pouvait provoquer des inondations à Montréal. Le potentiel
d'inondation de la rivière des Outaouais est beaucoup plus grand que celui des
autres affluents du Saint-Laurent. De plus, la crue cause les premières inondations
à survenir lors de la fonte des glaces.
Le chef Hilda Smoke a pour sa part indiqué que l'érosion faisait perdre des
plages et des portions de terrain à de nombreuses personnes vivant sur l'île.
Elaine Kennedy, membre du GCIP, a répondu que leurs préoccupations seraient
prises en considération. " Nous rencontrerons des membres de la collectivité afin
d'obtenir des renseignements plus précis. Nous devons être mis au courant de tous
les problèmes du genre qui sont attribuables aux niveaux d'eau. "
Les opinions exprimées par les membres de la collectivité ont permis de recueillir
de précieux renseignements qui ont été transmis à l'équipe de l'Étude. Le Groupe
consultatif sur l'intérêt public se rendra de nouveau à Akwesasne au cours de
la quatrième année de l'Étude afin de présenter l'ébauche des recommandations
et d'obtenir des commentaires.
Nous souhaitons prendre en considération tous les groupes d'intérêts
du bassin du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. Nous tiendrons donc des réunions
tout au long de l'Étude afin d'obtenir leurs commentaires.
Haut
|
Le Groupe sur les utilisations
de l’eau est à la recherche d’information
Comme vous l'avez appris dans l'article précédent, le Groupe de travail
technique sur les utilisations domestiques, industrielles et municipales de l'eau
étudie présentement l'impact des variations dans les niveaux d'eau sur les prises
d'eau, les réseaux séparatifs, les installations septiques et les usines d'épuration.
Le Groupe prévoit notamment d'étudier l'incidence des variations sur les puits
riverains du lac et du fleuve. Afin de pousser plus loin l'évaluation, le Groupe
recueille présentement des données sur l'étendue et l'ampleur des conséquences
sur les puits riverains. Si vous possédez un puits riverain en bordure du lac
Ontario ou du fleuve Saint-Laurent et que vous éprouvez des problèmes attribuables
aux niveaux d'eau, veuillez communiquer avec un des agents de communication de
votre pays dont les noms apparaissent à la fin du présent bulletin afin de répondre
aux questions suivantes :
- Si vous n'êtes pas raccordé à un système public d'eau, puisez-vous l'eau
du lac Ontario ou du fleuve Saint-Laurent à partir d'un puits riverain ou de tuyaux
d'admission?
- Si vous n'êtes pas raccordé à un système public d'eau et
que vous puisez de l'eau par un puits riverain ou des tuyaux d'admission, s'agit-il
de votre seul moyen d'obtenir de l'eau ou d'autres possibilités s'offrent-elles
à vous, comme une source, un étang ou la livraison d'eau par une entreprise?
- Avez-vous
éprouvé des problèmes en utilisant le lac Ontario ou le fleuve Saint-Laurent comme
source d'eau? Ces problèmes peuvent être, notamment, une eau de mauvaise qualité
ou une quantité insuffisante d'eau dans votre puits. Il est important de nous
dire la date à laquelle ces problèmes sont survenus.
- Si vous avez éprouvé
des problèmes, quelle mesure corrective avez-vous prise et combien cette mesure
vous a-t-elle coûté?
|
La navigation commerciale
L'Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent étudie
de façon exhaustive les impacts des niveaux d'eau sur les divers groupes concernés.
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Le porte-conteneurs
Canmar Pride est l'un des bâtiments les plus modernes faisant escale régulièrement
à Montréal. Il a été conçu spécialement pour naviguer sur le Saint-Laurent. Ce
navire, qui a un tirant d'eau de 10,7 m, peut transporter 2 800 conteneurs
de 6 m ou l'équivalent avec un niveau d'eau de11,6 m dans le chenal
de navigation. |
| Photo - Port de Montréal |
Haut
Un des ces groupes, celui de la navigation commerciale, a entrepris des mesures
d'adaptation afin de compenser pour les basses eaux.
Les deux principales mesures d'adaptation de la navigation commerciale aux
basses eaux sont les suivantes: l'installation de lecteurs électroniques de niveaux
d'eau et la conception de navires qui peuvent transporter plus de marchandises
sans avoir pour autant un plus grand tirant d'eau.
« Plusieurs millions de dollars ont été investis dans ces mesures visant
à atténuer les effets des basses eaux et à adapter la navigation commerciale au
fleuve Saint-Laurent, » dit Michel Turgeon, directeur des communications
à l'Administration portuaire de Montréal. « Toutefois, ces mesures
ne font qu'atténuer les effets et ne les éliminent pas. Elles n'éliminent certainement
pas la nécessité d'une bonne gestion des niveaux d'eau qui tienne compte des besoins
de la navigation commerciale. »
Rares ont été les fois où des navires ont dû s'alléger parce qu'ils étaient trop chargés et que les eaux étaient
trop basses. Treize lecteurs électroniques ont été installés dans le chenal entre
Montréal et Québec. Ces lecteurs donnent en temps réel les niveaux d'eau dans
le chenal et permettent d'optimiser le chargement des navires. Les données prélevées
par ces lecteurs vont permettre de développer des modèles mathématiques pour mieux
prévoir les niveaux, car la prévisibilité est très importante. Mais que les eaux
soient hautes ou basses, les navires doivent en tout temps respecter un dégagement
sous quille de 90 centimètres.
Il n'en demeure pas moins que les basses eaux peuvent effectivement être problématiques
pour la navigation commerciale, car elles ne permettent pas aux transporteurs
maritimes d'utiliser tout le temps la pleine capacité de leurs navires à fort
tirant. Plus les eaux sont basses, plus les navires sont nombreux à ne pouvoir
naviguer avec une pleine charge. Dans ces conditions, les transporteurs maritimes
ne peuvent réaliser toutes les économies d'échelle qu'ils désirent réaliser pour
réduire leurs coûts. « Atténuer les effets des basses eaux sur la navigation
commerciale revient donc à rendre plus concurrentiels les transporteurs maritimes
et, en l'occurrence, le port de Montréal, ainsi que tous les exportateurs et les
importateurs canadiens et américains qui utilisent le port, » ajoute Monsieur
Turgeon.
 |
Le port
de Montréal est la porte d'entrée par excellence pour le centre du Canada, le
Midwest et le Nord-Est américain. À l'avant plan, le terminal à conteneurs Racine. |
| Photo - Port de Montréal |
Pour les transporteurs maritimes et les ports actifs entre Québec et Montréal,
le zéro des cartes (le niveau de référence qui correspond aux basses eaux) est
le seuil critique ou le niveau minimum. Le niveau d'eau acceptable serait à 30
centimètres au-dessus du zéro des cartes, et le niveau de confort à 60 centimètres
au-dessus du zéro des cartes. « Tous les utilisateurs du port de Montréal,
par exemple, sont conscients du fait qu'on ne peut maintenir en tout temps un
niveau d'eau acceptable ou de confort, » dit Monsieur Turgeon. « Ce
que la communauté maritime du Saint-Laurent demande, c'est de considérer le zéro
des cartes comme le seuil critique et d'éviter les situations d'extrêmes basses
eaux. » Les extrêmes basses eaux sont problématiques non seulement
pour la navigation commerciale, mais aussi pour la plaisance, l'environnement
et l'approvisionnement en eau potable.
Haut
|
Au premier
plan, le terminal à conteneurs Cast au port de Montréal. Le port de Montréal est
un leader sur le marché des conteneurs de l'Atlantique Nord. |
| Photo - Port de Montréal |
ÉTUDE - ANNONCE
Nouvelles arrivées
Nouveaux membres du Groupe consultatif
Paul Finnegan est au service du bureau des affaires gouvernementales
de la Power Authority de l'État de New York depuis 1994, à titre d'agent de liaison
législatif de l'État. Ses accomplissements récents comprennent le renouvellement
du permis du St. Lawrence-Franklin D. Roosevelt Power Project de Massena, New
York. Paul est natif du North Country. Il est né et a grandi dans le St. Lawrence
County, New York.
Nouvelle agente d'information
Michelle Tracy est la nouvelle agente d'information publique pour la
section canadienne de l'Étude. Elle est titulaire d'une maîtrise en littérature
française et en théorie des communications. Elle a occupé les postes de gestionnaire
de projets et de réviseure pour la Bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale
du Canada, et a œuvré à titre de traductrice académique et littéraire pour le
Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et pour l'Université
du Québec à Montréal. Elle a publié un livre de colportage de poèmes, Five Muses
(Mercutio Press, 2003).
Nouveaux directeurs des Groupes de travail techniques
Anjuna Langevin est la nouvelle directrice du Groupe de travail technique
sur la navigation commerciale. Anjuna a occupé le poste d'officier de navigation
sur des navires commerciaux en transit sur les Grands Lacs et dans les eaux internationales.
Elle est titulaire d'une maîtrise en gestion des ressources maritimes de l'Université
du Québec à Rimouski (UQAR), au cours de laquelle elle a étudié les interactions
entre la navigation et l'environnement. Après avoir rempli la fonction d'exploitante
de flotte pendant trois ans à Fednav International, elle s'est jointe à la Fédération
maritime en 2002, à titre de directrice, Navigation et Environnement.
Syed Moin, Ph.D., ing., est le nouveau directeur canadien du Groupe
de travail technique sur la modélisation hydrologique et hydraulique. Il est ingénieur
principal en ressources hydrauliques aux bureaux de Burlington de la Division
des eaux limitrophes du Service météorologique du Canada, Région de l'Ontario.
Il est également chargé de cours à l'Université McMaster, où il enseigne l'hydrologie,
l'hydraulique et la conception de systèmes de ressources hydrauliques. Avant de
se joindre à notre Étude, Syed a dirigé une étude d'optimisation sur le système
des Grands Lacs ainsi que des analyses hydrauliques des voies interlacustres des
Grands Lacs.
John Osinski est le nouveau directeur américain du Groupe de travail
technique sur l'énergie hydroélectrique. John est à l'emploi de la New York Power
Authority depuis 1975, où il occupe présentement le poste de directeur exécutif
des affaires réglementaires au sein du service des affaires publiques et gouvernementales.
L'implication de John dans les questions touchant les Grands Lacs remonte à sa
participation à l'élaboration du plan de 25 ans pour les Grands Lacs de l'État
de New York, au milieu des années 80. Il est membre du Great Lakes Basin Advisory
Council du gouverneur de l'État de New York et ancien membre du Groupe consultatif
sur l'intérêt public de l'Étude. John est titulaire d'un B.Sc. et d'un M.Sc. du
College of Environmental Science and Forestry de la State University of New York.
Les participants suivants se sont joints officiellement à l'Étude lors des
réunions qui se sont tenues en mars à Ottawa, Ontario.
Roger Barlow est un nouveau membre du Groupe de travail technique sur
la gestion de l'information. Il participe au programme national de cartographie
de la U.S. Geological Survey (USGS) depuis plus de 25 ans, à titre de coordonnateur
de programme. Son rôle est de faire le lien entre les activités de cartographie
ou d'autres disciplines de l'USGS et les activités de l'État ou du gouvernement
fédéral. Roger collabore à l'heure actuelle avec les États suivants : New York,
Pennsylvanie, New Jersey, Delaware, Maryland et district fédéral de Columbia.
Ed Capone est un nouveau membre du Groupe de travail technique sur la
modélisation hydrologique et hydraulique. Ed est hydrologiste principal au Northeast
River Forecast Center de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
Avant de se joindre à la NOAA, où il travaille depuis 10 ans, Ed a œuvré dans
le secteur privé pendant 20 ans à titre d'ingénieur civil et hydraulicien.
Ed est bachelier en ingénierie civile de la Northeastern University et a une formation
suivie en météorologie. Ses responsabilités au sein de la NOAA comprennent la
prévision des précipitations au moyen des instruments du National Weather Service
et des capacités de modélisation hydrologique et hydraulique des bassins versants
du Northeast River Forecast Center (NERFC) pour élaborer les projections quotidiennes
de la dynamique des cours d'eau.
Paul King-Fisher est membre du Groupe de formulation et d'évaluation
du plan. Il est le conseiller en mise en valeur des eaux et en affaires commerciales
du projet hydroélectrique du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario,
à Peterborough, Ontario. Sa responsabilité est d'offrir des conseils sur l'apport
de valeurs sociales et économiques dans le processus décisionnel menant à l'élaboration
des plans de gestion des eaux pour les installations hydroélectriques de la province.
Paul apporte au Groupe une expertise en gestion des ressources naturelles, en
économie de l'environnement et en processus décisionnel dans des contextes aux
critères multiples.
David Klein se joint aux Groupes de travail techniques sur les processus
littoraux et sur l'environnement. David est présentement un représentant principal
pour Nature Conservancy. Ses activités portent plus particulièrement sur la conservation
de la biodiversité du lac Ontario et la coordination d'un conseil scientifique
composé de personnel de Nature Conservancy à New York. Pendant 12 ans, il a été
directeur de la section du centre et de l'ouest de l'État de New York de Nature
Conservancy. David est titulaire d'un Ph.D. en anthropologie physique.
Deborah Lee, ing., ing.-h., est un nouveau membre du Groupe de formulation
et d'évaluation du plan. Elle fait également partie de l'équipe de l'Étude en
tant que membre du Groupe de travail technique sur la modélisation hydrologique
et hydraulique. Deborah est ingénieure-hydraulicienne au sein de l'équipe de gestion
des eaux de la division des Grands Lacs et de la rivière Ohio du U.S. Army Corps
of Engineers. Elle compte 15 ans d'expérience professionnelle en recherche sur
les ressources hydrauliques et en gestion des eaux.
Mark Lorie est ingénieur en environ- 8 nement à temps partiel au sein
de la division d'étude sur la planification et les politiques de l'Institute for
Water Resources, d'où il collabore avec le Groupe de formulation et d'évaluation
du plan de l'Étude. Il est candidat au doctorat au département de géographie et
de génie de l'environnement de la Johns Hopkins University. Depuis mai 2002, Mark
est titulaire d'une maîtrise en gestion de l'environnement et en économie de Johns
Hopkins.
Paul MacLatchy, ing., est un nouveau membre du Groupe de travail technique
sur les utilisations de l'eau. Il occupe présentement le poste de directeur, division
environnement, de la municipalité de Kingston. Il a travaillé pendant quatre ans
à la réalisation de divers projets en environnement pour le compte de la municipalité
de Kingston. Pendant neuf ans, il a été consultant pour l'industrie en surveillance
de l'environnement et en fermeture et réhabilitation de sites miniers.
André Plante, M.Sc., ing., est membre des Groupes de travail techniques
sur la gestion de l'information et sur la formulation et l'évaluation du plan.
Il est au service de la section Hydrologie du Service météorologique du Canada,
Région du Québec. Ses responsabilités touchent à l'hydrologie, à la gestion de
l'information et à la modélisation par ordinateur. Il a participé à de nombreux
projets et comités en développant des architectures pour des systèmes de gestion
de l'information, des systèmes de techniques de travail et des logiciels adaptés
à des besoins particuliers impossibles à satisfaire par les méthodes conventionnelles.
Mike Robertson est membre du Groupe de travail technique sur la gestion
de l'information. Depuis 12 ans, Mike travaille à titre de technicien en gestion
forestière pour le compte des agences de conservation du ministère des Richesses
naturelles de l'Ontario (MRN) et à titre de consultant privé. En 1991, il a complété
une formation de spécialiste en applications de systèmes d'information géographique
(SIG), un programme coopératif du MRN et du Sir Sandford Fleming College, et a
participé à une série d'activités liées aux SIG. Au cours des dix dernières années,
Mike a été agent de district en SIG, soutien régional en SIG et premier analyste
de données. À titre d'analyste de politiques dans le cadre du projet Information
sur les terres de l'Ontario, il a été responsable de l'établissement de partenariats
en SIG dans toute la province et avec le Groupe d'échange de données géospatiales
de l'Ontario.
Bienvenue à tous!
Haut
Départ de l'étude
Nous remercions sincèrement les participants suivants pour le temps et le travail
ardu qu'ils ont consacrés à l'Étude. Nous avons apprécié votre contribution!
Sandra Bonnano Bruce Carpenter Frank Kenny Ivan Lantz Arianne
Matte Tom Stewart
Merci!
Prochain numéro
Dans notre prochain numéro, nous publierons une
évaluation des progrès accomplis par les Groupes de travail techniques sur la
navigation de plaisance et tourisme, et sur les processus littoraux.
Bureau des conférenciers du GCIP |
| Les membres du Groupe consultatif sur l'intérêt public souhaitent
vous rencontrer. Si vous souhaitez faire bénéficier votre groupe d'une séance
d'information sur l'Étude, communiquez avec un des agents de communication dont
les noms apparaissent ci-dessous. |
- Canada
- Marcel Lussier - Brossard, QC
- Larry Field - Downsview, ON
- Michel Gagné - Montréal, QC
- John Hall - Burlington, ON
- Marc Hudon - Trois-Rivières, QC
- Elaine Kennedy - St. Andrews W, ON
- Anjuna Langevin - Montréal, QC
- Sandra Lawn - Prescott, ON
- Michel Turgeon - Montréal, QC
- Paul Webb - North Augusta, ON
- Al Will - Hamilton, ON
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- États-Unis
- Dr Dan Barletta - Rochester, NY
- Paul Finnegan - Albany, NY
- Thomas McAuslan - Oswego, NY
- Tony McKenna - West Amherst, NY
- Jon Montan - Canton, NY
- Henry Stewart - Rochester, NY
- Max Streibel - Rochester, NY
- Scott Tripoli - Mannsville, NY
- Stephanie Weiss - Clayton, NY
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d’étude.
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Canada Michelle Tracy Agente d'information publique
234 avenue Laurier, Ouest, 22e étage Ottawa (Ontario) K1P 6K6 Tél. :
(613) 992-5727 Fax : (613) 995-9644 Courriel : tracym@ottawa.ijc.org
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États-Unis Arleen Kreusch Spécialiste des affaires publiques
1776 Niagara Street Buffalo, NY 14207-3199 Tél. : (716) 879-4438
Fax : (716) 879-4356 arleen.k.kreusch@lrb01.usace.army.mil
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