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Inventaire sur le terrain des marinas, clubs nautiques
et installations publiques de mise à l'eau -
Lac Ontario et haut Saint-Laurent
par
CH2MHill et Scott N. Duff Planning, Environment & Research
Introduction
Les responsables de l'Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent ont retenu les services de CH2MHill Canada Limited (CH2M HILL) et de Scott N. Duff Planning, Environment & Research pour aider le Groupe technique sur la navigation de plaisance et le tourisme à effectuer un inventaire sur le terrain et à recueillir des données primaires sur les caractéristiques physiques et l'infrastructure des marinas et des installations publiques de mise à l'eau sur les rives canadiennes du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. Ces données fourniront l'information de base dont se servira le Groupe de travail pour évaluer les effets possibles de divers scénarios touchant les niveaux d'eau sur les marinas et les installations publiques de mise à l'eau.
Méthodologie
La zone d'étude englobe le lac Ontario et le haut Saint-Laurent, à partir de Niagara-on-the-Lake jusqu'à l'ouvrage de régularisation de Cornwall. En consultation avec l'autorité scientifique chargée du projet, il a été convenu que la ville de Kingston séparerait les secteurs du lac Ontario et du haut Saint-Laurent.
Le type de données à recueillir à chaque endroit a été prédéterminé par l'autorité scientifique chargée du projet à Environnement Canada. Les travaux sur le terrain ont été menés par une équipe de deux personnes du 27 août au 28 septembre 2001.
L'étude de l'infrastructure a été conçue de manière à porter sur une bonne partie du rivage situé à proximité de routes. De cette façon, il a été possible de répertorier plusieurs autres sites non mentionnés dans la documentation existante. Cette méthode a été particulièrement utile pour recenser les installations publiques de mise à l'eau.
Constatations
Des données ont été recueillies auprès de 120 exploitants de marinas et de clubs nautiques Dans certains cas, les marinas et les clubs nautiques se trouvaient au même endroit. Aucune distinction n'ayant été faite pendant la collecte des données, ces dernières s'appliquent en fait à quelque 135 marinas et clubs nautiques.
On a également compilé des données sur 64 installations publiques de mise à l'eau, qui s'ajoutent aux rampes des marinas et des clubs nautiques.
Base de données sur l'infrastructure des marinas et des clubs nautiques
Dans le cadre de cette étude, on a documenté l'infrastructure de 120 marinas et clubs nautiques. Huit autres installations ont été recensées mais n'ont pas été étudiées en raison de l'absence d'une infrastructure, de l'accessibilité restreinte et de l'impossibilité de prendre des lectures GPS. Soixante-dix pour cent des sites considérés se trouvaient sur le lac Ontario.
Deux types de quai ont été étudiés : les quais fixes et les quais flottants. Les quais fixes (ou permanents) sont aménagés à une hauteur précise au-dessus de l'eau et ne s'adaptent pas aux variations du niveau d'eau. Les quais flottants (ou amovibles) sont soutenus par l'eau et sont conçus pour monter et descendre au gré des niveaux d'eau fluctuants. Les exploitants de marinas équipées de quais flottants sont donc mieux en mesure de gérer les fluctuations du niveau d'eau et de s'y adapter.
Environ les deux tiers (67,5 %) de toutes les installations étudiées étaient équipées principalement ou exclusivement de quais flottants. Les trois quarts (75 %) des installations le long du Saint-Laurent et près des deux tiers (64,7 %) de celles situées sur les rives du lac Ontario étaient dotées de quais flottants. Un tiers seulement de toutes les installations utilisaient principalement des quais permanents (25 % sur le fleuve Saint-Laurent et 35 % sur le lac Ontario).
Infrastructure secondaire
Les installations sondées n'étaient pas toutes équipées exclusivement de quais fixes ou de quais flottants. La présence d'ouvrages secondaires, fixes ou flottants, a également été signalée.
Vingt pour cent (24 sites) des installations étudiées étaient dotées d'une infrastructure secondaire. La proportion de sites possédant une infrastructure secondaire était plus élevée sur le Saint-Laurent (30,6 %) que sur le lac Ontario (15,5 %). Plus de la moitié (58,3 %) de ces sites possédait une infrastructure fixe. Le type d'infrastructure secondaire était presque également réparti parmi les installations riveraines du lac Ontario, tandis qu'une plus grande proportion des installations en bordure du Saint-Laurent possédaient une infrastructure secondaire fixe.
Dans l'ensemble, 75,8 % des marinas et clubs nautiques dotés d'une infrastructure primaire ou secondaire possédaient des quais adaptés aux fluctuations du niveau d'eau, soit des quais flottants.
Accès aux installations
L'accès aux différentes installations n'a soulevé aucune préoccupation particulière. Les voies d'accès à toutes les installations étaient en bon état et utilisables.
Ouvrages de protection
Plus de la moitié (55,8 %) des installations considérées étaient dotées d'ouvrages de protection visant à contrer l'action du vent et des vagues sur les quais et les marinas. Dans la plupart des cas, ces ouvrages consistaient en une variété de murs de roche et de brise-lames. Sur le lac Ontario, deux fois plus d'installations étaient équipées d'ouvrages de protection comparativement à celles situées le long du Saint-Laurent, ce qui n'est guère étonnant compte tenu des conditions différentes qui caractérisent les rives du lac Ontario et du Saint-Laurent. Bon nombre des installations qui longent le fleuve Saint-Laurent se trouvent dans des baies et des bras protégés.
Résumé
Le type de quai dans une marina ou un club nautique est un indicateur clé de la sensibilité de l'installation aux fluctuations du niveau d'eau. Les marinas équipées d'une infrastructure mobile ou flottante sont généralement moins sensibles aux fluctuations normales du niveau d'eau que celles équipées uniquement de quais fixes. D'autres facteurs, telles la profondeur de l'eau et l'élévation, sont également des indicateurs importants de la capacité d'adaptation d'une installation aux fluctuations du niveau d'eau. Environ les deux tiers (67,5 %) de toutes les installations considérées étaient équipées principalement ou exclusivement de quais flottants. Les trois quarts (75 %) des installations le long du Saint-Laurent et près des deux tiers (64,7 %) de celles situées sur les rives du lac Ontario étaient dotées de quais flottants. Un tiers seulement de toutes les installations utilisaient principalement des quais permanents (25 % sur le fleuve Saint-Laurent et 35 % sur le lac Ontario). Dans l'ensemble, 75,8 pour cent des marinas et clubs nautiques équipés d'une infrastructure primaire ou secondaire possédaient des quais adaptés aux fluctuations du niveau d'eau, soit des quais flottants. Ces données renseignent sur la sensibilité relative de ces installations aux variations du niveau d'eau selon les caractéristiques de l'infrastructure.
Source
Field Survey of Marinas/Yacht Clubs and Public Boat Launch Sites-Lake Ontario and the Upper St. Lawrence River. Final Report. CH2MHILL and Scott N. Druff Planning, Environment & Research. December 2001.
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