Groupe d'étude international sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent

Qui sommes-nous?

Nouvelles/Médias

Bulletin

Groupe consultatif sur l'intérêt public

Groupes de travail techniques

Rapports et procès-verbaux

Données de l'Étude

Liens

Board room


Commission mixte internationale

Great Lakes Information Network
Site Web et traduction par le Bureau de la traduction





Téléchargez Adobe Reader
Téléchargez Adobe Reader 7.0
Groupes de travail techniques

Superficie totale des terres inondées, selon le type d'utilisation

Résumé de l'indicateur de performance


Indicateur de performance : Superficie totale des terres inondées, selon le type d'utilisation

Groupe de travail technique : GTT sur les processus littoraux - bas Saint-Laurent

Recherche : Environnement Canada, Service météorologique du Canada - Hydrologie (Bernard Doyon et coll.)

Modélisation : B. Doyon (système d'évaluation des dommages causés par les inondations) et B. Werick (modèle de la vision commune STELLA)

Activité représentée par l'indicateur : L'IP permet d'estimer, selon le niveau d'eau, la superficie totale des terres inondées dans la zone d'inondation centennale du Saint-Laurent. Les résultats sont aussi divisés entre les deux principaux types de terres.

Lien avec les niveaux d'eau : On considère qu'une terre est inondée dès que le niveau d'eau dépasse l'élévation du sol.

Importance : Parce que nous croyons que des IP à caractère économique ne suffisent pas à décrire l'impact d'une inondation sur une collectivité, nous avons élaboré des IP sociétaux - comme la superficie totale des terres inondées quantifiées selon le type d'utilisation - destinés à servir de base à l'évaluation socioéconomique des inondations. Certains IP permettent de calculer la valeur monétaire des dommages et d'autres tiennent compte de leurs aspects sociaux. Toutefois, ces IP portent tous sur les dommages directs.

La superficie totale des terres inondées est un IP important, car il permet de quantifier un stress social. Il est également important de séparer les résultats selon les deux principaux types de terres, car ceci nous permet de savoir si des secteurs sensibles, comme les zones urbaines, sont touchés par une inondation.

Paramètres de l'indicateur : Superficie (en hectare).

Validité temporelle : À moins que soit aménagé le long de la côte un ouvrage important qui modifie radicalement la superficie de la zone d'inondation - comme une digue ou une route empêchant l'eau de s'avancer vers les terres -,l'IP devrait être valide de 20 à 25 ans. La modification du territoire par le développement et l'aménagement des terres entraîne une perte progressive de précision de leur caractérisation.

Validité spatiale : On a élaboré une fonction d'impact pour chaque municipalité où au moins un bâtiment est situé dans la zone d'inondation centennale. Chaque fonction d'impact est géoréférencée et associée à une seule station hydrométrique. Les fonctions d'impact ne sont pas interchangeables.

Liens avec les caractéristiques hydrologiques utilisées pour créer l'algorithme de l'IP : On construit chaque fonction d'impact en traçant une courbe de la surface des terres inondées dans une municipalité selon le niveau d'eau. Une fois cette courbe complétée, on obtient la superficie totale des terres inondées dans une municipalité en trouvant sur le graphique la superficie correspondant au niveau d'eau observé à la station hydrométrique.

Comme pour les autres fonctions d'impact, celles-ci sont spécifiques à un site, c.-à-d. qu'elles permettent de prédire la superficie totale des terres inondées dans une municipalité donnée. Il faut donc résoudre la fonction à l'endroit de la station hydrométrique qui lui est associée.

Algorithme : Dans une simulation, on peut évaluer la superficie totale des terres inondées à tout moment et pour tout niveau d'eau. Toutefois, il est plus approprié d'évaluer la superficie totale des terres inondées lorsque le niveau de l'eau a atteint son point maximal. L'évaluation de la superficie totale des terres inondées au moment où le niveau d'eau a atteint son point maximal donne une meilleure idée de l'étendue des dommages.

Validation : La validation des fonctions d'impact renvoie à la validation du modèle altimétrique numérique (MAN) du lit du fleuve et des zones riveraines. Elle renvoie aussi au calage et à la validation du modèle hydrodynamique, qui ont été réalisés avec succès aussi bien pour les débits forts que pour les débits faibles (Morin et Bouchard, 2000). La différence entre les niveaux d'eau simulés et les niveaux d'eau observés reste normalement dans une fourchette de 3 cm.

Bibliographie : 

  • Côté, J.-P., Carrier, B., Doyon, B., Roy, N., Morin, A. et É. Dallaire (2003). Plaine inondable du fleuve Saint-Laurent de Cornwall à Trois-Rivières: atlas du territoire. Rapport technique RT-127 du SMC, Région du Québec -Hydrologie, Environnement Canada, Sainte-Foy, 34 pages et 16 cartes de données descriptives.

  • Doyon, B., Dallaire, É., Roy, N., Morin, A. et J.-P. Côté (2004). Estimation des dommages résidentiels consécutifs aux crues du fleuve Saint-Laurent. Rapport technique RT-133 du SMC, Région du Québec -Hydrologie, Environnement Canada, Sainte-Foy, 41 pages.

  • Doyon, B., Morin, A., Roy, N., Dallaire, É. et J.-P. Côté (2004). Assessment of Flood Damage: Impact Functions for the Lower St. Lawrence. Rapport technique RT-128 du SMC, Région du Québec -Hydrologie, Environnement Canada, Sainte-Foy, 27 pages et annexe.

  • Morin, J. et A. Bouchard (2000). Les bases de la modélisation du tronçon Montréal - Trois-Rivières. rapport scientifique RS-100 du SMC, Région du Québec -Hydrologie, Environnement Canada, Sainte-Foy, 56 pages.

Évaluation des risques et des incertitudes : L'incertitude reliée aux fonctions d'impact de l'IP est relativement faible, puisque le modèle hydrodynamique fournit des niveaux d'eau d'une précision de 3 cm. Nous croyons que l'IP fournira une bonne approximation de la superficie totale des terres inondées pour la gamme de niveaux d'eau spécifiés. Il se peut qu'il y ait des différences plus importantes aux endroits où le réseau à éléments finis du MAN a pu ne pas détecter de petites caractéristiques topographiques.



Haut de la page