Groupe d'étude international sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent

Qui sommes-nous?

Nouvelles/Médias

Bulletin

Groupe consultatif sur l'intérêt public

Groupes de travail techniques

Rapports et procès-verbaux

Données de l'Étude

Liens

Board room


Commission mixte internationale

Great Lakes Information Network
Site Web et traduction par le Bureau de la traduction





Téléchargez Adobe Reader
Téléchargez Adobe Reader 7.0
Groupes de travail techniques

| Membres du Groupe | Liens |
| Galerie d'images | Glossaire |

Formulation du plan

Objectif
Le Groupe de formulation et d'évaluation des plans met au point un modèle de vision commune (MVC) qui permettra au Groupe d'étude d'évaluer les effets des nouveaux plans de régularisation sur les éléments qui revêtent une importance pour les divers intervenants. Pour ce faire, le GFEP doit déterminer les facteurs que le Groupe d'étude prendra en compte dans ses décisions et il doit veiller à ce que les Groupes de travail techniques sur les processus littoraux, les utilisations domestiques, industrielles et municipales de l'eau, l'énergie hydroélectrique, la navigation commerciale, la navigation de plaisance et l'environnement reçoivent toute l'information nécessaire pour répondre aux questions des membres du Groupe d'étude. Le GFEP doit également travailler en étroite collaboration avec le Groupe consultatif sur l'intérêt public (GCIP) et, bien sûr, avec le Groupe d'étude lui-même pour s'assurer que le modèle leur fournit l'information dont ils ont besoin.

Modèle de vision commune
Idéalement, tous les intervenants devraient avoir une bonne idée des répercussions qu'aura chaque plan de régularisation proposé. Or, même les spécialistes ont de la difficulté à analyser la masse d'informations recueillies dans le cadre d'une étude aussi vaste. Le modèle de vision commune essaie de combiner toute l'information obtenue dans un seul modèle numérique de façon à ce que les décideurs et les intervenants puissent poser des questions et obtenir des réponses pertinentes. Ce type de modèle est utilisé depuis les années 1990 environ, généralement lorsque aucune solution aux problèmes d'utilisation conflictuelle de l'eau n'a été trouvée. Dans le cadre de l'Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent, le GFEP tentera d'utiliser les technologies les plus récentes pour améliorer l'efficacité du modèle de vision commune. D'ici la fin de l'étude, une version du modèle sera affichée sur l'Internet. Tout ce dont vous aurez besoin pour exécuter cette version du modèle sera une connexion Internet et un ordinateur doté d'un fureteur, comme Internet Explorer ou Netscape Navigator. Si tout se déroule comme prévu, les membres du public pourront tester différents plans de régularisation à la maison.

L'utilité du modèle de vision commune ne se limite pas à décrire les répercussions des divers plans de régularisation au public. L'établissement de programmes qui relient chaque étude à chacune des préoccupations permettra de cerner plus rapidement les lacunes en matière d'information, d'exprimer plus clairement les préoccupations et de réorienter les études, le cas échéant, pour répondre aux vraies questions.

Démarche triangulaire

Plans Critères Indicateurs de performance

À sa réunion de mars 2003, les membres du Groupe d'étude ont convenu d'une stratégie qui leur permettra d'évaluer simultanément les plans de régularisation et les critères utilisés à cette fin. Le plan actuellement en vigueur (1958-D) a été approuvé en 1962 après l'établissement des critères en fonction des niveaux et des débits calculés. Les critères avaient été établis dans les années 1950 dans l'Ordonnance d'approbation concernant le projet de régularisation. Les critères de l'Ordonnance d'approbation (en format PDF) sont des objectifs exprimés sous forme de débits et de niveaux d'eau souhaités. Par exemple, le critère (d) vise à protéger les intérêts riverains du lac Saint-Louis, de Montréal et des secteurs aval, mais il est formulé par rapport à l'écoulement en amont :

d. Durant la période annuelle de crue de la rivière des Outaouais, l'écoulement régularisé du lac Ontario ne devra pas être plus considérable qu'il ne l'aurait été dans les conditions rajustées d'alimentation du passé.

Le Plan 1958-D a remplacé le Plan 1958-C, car il satisfaisait davantage au critère (d) de l'Ordonnance d'approbation que le Plan 1958-C.

Mais qu'en est-il aujourd'hui? La CMI a demandé au Groupe d'étude d'examiner le plan et les critères. La stratégie retenue par le Groupe d'étude est illustrée par le triangle ci-dessus. Les trois sommets du triangle correspondent aux plans de régularisation, aux critères et aux indicateurs de performance. Les indicateurs de performance sont des mesures numériques des aspects dont la société se préoccupent et qui sont touchés par les activités de régularisation (par exemple, les avantages économiques associés à la navigation de plaisance ou les changements apportés à la superficie ou à la qualité des milieux humides). Les relations entre les débits/niveaux d'eau et les indicateurs sont établies à partir des études réalisées par les Groupes de travail techniques.

De quelle manière le Groupe d'étude utilisera-t-il l'approche triangulaire? Supposons que des spécialistes veuillent remplacer le critère (d) (ci-dessus) qui, actuellement, protège indirectement les intérêts riverains du lac Saint-Louis et de Montréal (en limitant les apports d'eau du lac Ontario). Il sera peut-être préférable d'élaborer un critère qui précise le niveau maximal du lac Saint-Louis. Un modèle de vision commune de la prochaine génération est en voie de développement; il combinera les plans proposés, les critères et les indicateurs de performance. S'il est démontré que les plans qui satisfont au nouveau critère produisent des pertes plus faibles dues aux inondations et à l'érosion autour du lac Saint-Louis, alors le nouveau critère est approprié. Mais si les dommages dus aux inondations et à l'érosion sont élevés même lorsque les plans satisfont au critère, alors ce dernier doit être modifié. Il s'agit là d'un processus itératif au cours duquel les intervenants utilisent la démarche triangulaire à plusieurs reprises.

Objectifs du GFEP pour la troisième année de l'Étude

Au cours de la troisième année, le GFEP aura comme priorité de mettre au point le modèle de vision commune. À cet effet, il collaborera avec les Groupes de travail techniques (GTT), le Groupe d'étude et le Groupe consultatif sur l'intérêt public afin d'élaborer de nouveaux critères, d'intégrer au MVC les critères de performance retenus par les GTT, d'établir divers plans de régularisation et de les évaluer. De plus, le GFEP travaille avec le Comité consultatif sur l'économie, qui est composé de quatre économistes réputés, en vue de mettre au point une série de lignes directrices et de normes économiques pour l'étude. Ce comité a pour mandat de conseiller le GFEP et de fournir une rétroaction de manière à garantir la pertinence des analyses économiques.

En mars 2004, le GFEP tiendra un atelier auquel seront conviés tous les membres de l'étude; les participants examineront le processus d'évaluation et de prise de décision au moyen d'une version préliminaire du MVC. L'information recueillie jusqu'à maintenant sera présentée dans le contexte du MVC. L'itération du processus guidera l'équipe chargée de l'étude dans sa quatrième année et lui permettra d'établir différents scénarios de régularisation.

Les trois sommets du triangle

1. Les plans de régularisation sont des règles écrites qui fixent les débits sortants nécessaires pour régulariser le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent. Plusieurs plans seront élaborés et évalués. Ils seront examinés en fonction de trois séries de données hydrologiques. La première série est basée sur les conditions d'approvisionnement réelles au XXe siècle. La deuxième repose sur l'hypothèse que le changement climatique s'est déjà amorcé. La troisième est fondée sur des données historiques (tout comme la première série) que l'on extrapole au moyen de méthodes statistiques pour couvrir les périodes plus humides et plus sèches qui se sont produites au cours des 100 dernières années.

2. Les critères sont des conditions ou des normes en regard desquelles on évalue dans quelle mesure les plans de régularisation satisfont à divers objectifs. Les responsables de l'Étude utiliseront les critères fixés en 1962 dans les ordonnances d'approbation, mais ils commenceront également à mettre au point un nouvel ensemble de critères basé sur les résultats des études réalisées sur les indicateurs de performance.

3. Les indicateurs de performance sont des mesures qui décrivent l'impact (économique, environnemental, social, culturel, etc.) d'un débit ou d'un niveau d'eau donné ou d'une série de débits ou de niveaux. Ils sont basés sur des paramètres mesurables et sont exprimés en unités (p. ex. en dollars, en superficie des milieux humides). Les « dommages économiques subis par les marinas » ou le « taux de survie des rats musqués en hiver » en sont des exemples.

Comité consultatif sur l'économie

Les membres du Comité consultatif sur l'économie apportent leur expertise en ce qui a trait aux approches économiques du processus de formulation et d'évaluation des plans. Ils ont pour mandat de déterminer dans quelle mesure les modèles et les paramètres économiques sont utiles pour classer les plans et de fournir des conseils concernant l'évaluation des méthodes et des paramètres les plus appropriés et les mécanismes à l'appui déjà existants. En outre, ils examineront les stratégies d'évaluation économique et fourniront des directives pour garantir l'utilisation d'une approche uniforme et non biaisée.

Membres

Professeur Jean-Thomas Bernard
Département d'économique
Université Laval
Québec, PQ

Professeur Geoffrey Hewings
Département de géographie
Université de l'Illinois à Urbana-Champaign
Urbana-Champaign, IL

Professeur John Hoehn
Département d'économie agricole
Michigan State University
East Lansing, MI

Professeur Atif Kubursi
Département d'économique
Université McMaster
Hamilton, ON

 

Haut de la page